Ouvrir l'espace des possibles dans l'enseignement supérieur
7-11 juin 2021 La Rochelle (France)

Appel à communications

L’enseignement supérieur est appelé à répondre aux défis que représentent les transformations de nos sociétés : respect de l’environnement, inclusion sociale, transformation numérique, techniques de transformation de l’humain, etc. Sa capacité à s’adapter repose notamment sur l’engagement de l’ensemble des acteurs (enseignants, étudiants, services support, gouvernances) pour développer les savoirs, les compétences, les modalités de coopération, nécessaires pour relever ces défis.

Comment, alors, favoriser cet engagement pour ouvrir l’espace des possibles ?

Si l’engagement repose en premier lieu sur la motivation, il dépend aussi des conditions, ressources et interactions créées ou mises à disposition par les environnements d’enseignement et d’apprentissage. Ainsi, il s’agit de s’intéresser à la mise en place, dans l’enseignement supérieur d’« environnements capacitants » (Fernagu Oudet, 2012 ; Arnoud et Falzon, 2013), c’est-à-dire des environnements offrant les conditions propices à ce que chacun développe ses dispositions à apprendre (construction de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences), et son pouvoir d’agir (développement des possibilités d’action et du degré de contrôle sur ce qui est considéré comme valable).
Il s’agit alors d’interroger les pratiques d’enseignement, d’apprentissage, d’accompagnement, au prisme des dimensions sociales, techniques, organisationnelles, etc. favorables à l’engagement et au développement du pouvoir d’agir des acteurs de l’enseignement supérieur.

Nous proposons d’aborder cette question du développement du pouvoir d’agir individuel, collectif et institutionnel, à travers toutes formes de dispositifs pédagogiques et d’accompagnement visant à favoriser :

  • l’engagement et les possibilités d’action des individus et des collectifs pour agir sur leur environnement : ex. développement durable, engagement citoyen, etc.
  • une vision décloisonnée de la formation pour élargir le champ d’action des individus, des collectifs et des institutions : ex. approches interdisciplinaires favorisant la résolution de problématiques complexes, mise en relation d’acteurs de la formation et du monde socio-économique, dispositifs de formation qui s’inspirent d’approches artistiques, sportives, etc.
  • l’engagement et les possibilités d’action des individus dans la formation, à travers des espaces d’apprentissage physiques et virtuels dédiés : ex. analyse de dispositifs mis en place dans le cadre de la continuité pédagogique, dispositifs de formation en lien avec les salles d’apprentissage actif, etc.
  • l’inclusion et l’accomplissement de soi, à travers la prise en compte de la diversité des profils d’apprenants : ex. dispositifs facilitant la transition secondaire-supérieur, dispositifs d’apprentissage personnalisés et de flexibilisation de la formation tels que les modalités d’enseignement hybrides ou co-modales, etc.
  • l’engagement des acteurs (enseignants, accompagnateurs pédagogiques, etc.) dans leur développement professionnel pour ouvrir le champ des possibilités dans une perspective de développement des pratiques pédagogiques : ex. communautés de pratiques, analyses de pratiques, démarche SoTL, etc.
  • les politiques et stratégies éducatives au service de la transformation des sociétés et de la réponse aux défis contemporains : ex. mise en place de dispositifs qui favorisent l’organisation du travail en équipe pédagogique ou le développement du leadership pédagogique ; qui participent de la reconnaissance et de la valorisation de l’activité d’enseignement, etc.

 

Références :

  • Arnoud J. et Falzon, P. (2013). Changement organisationnel et reconception de l’organisation : des ressources aux capabilités. Activités, 10(2). https:// doi.org/10.4000/activites.760.
  • Fernagu Oudet, S. (2012). Chapitre 14. Favoriser un environnement « capacitant » dans les organisations. Dans : Étienne Bourgeois éd., Apprendre au travail (pp. 201-213). Paris cedex 14, France : Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.bourg.2012.01.0201.
  • Vallerie, B. & Le Bossé, Y. (2006). Le développement du pouvoir d'agir (empowerment) des personnes et des collectivités : de son expérimentation à son enseignement. Les Sciences de l'éducation - Pour l'Ère nouvelle, vol. 39(3), 87-100. doi:10.3917/lsdle.393.0087.

 

Indications aux auteurs

Les propositions devront être soumises entre le 16 novembre et le 13 décembre 2020 pour une évaluation des communications qui sera communiquée fin janvier. Le dépôt restera ouvert jusqu’au 10 janvier 2021 pour une évaluation des communications qui sera communiquée fin février.

Le dépôt des communications se fait via la plateforme SciencesConf, accessible en lien depuis le site Internet du colloque : https://qpes2021.sciencesconf.org/

Toutes les communications devront respecter la feuille de style fournie sur le site internet du colloque, téléchargeable via ce lien.

 

Format des communications :

  • Format « Contribution individuelle » avec acte publié en amont du colloque.

La forme retenue est un article écrit et finalisé d’un maximum de 25 000 signes tout compris (espaces, bibliographie), en respectant la forme graphique des actes, et pouvant se décliner selon trois  catégories :

    • Analyse de dispositif (compte rendu de pratiques pédagogiques avec contextualisation, justifications et prise de recul)
    • Bilan de recherche en pédagogie (restitution de travaux de recherche critiques et documentés)
    • Point de vue (thèse personnelle et originale travaillée sur la base d’exemples, d’expériences vécues, d’arguments et d’éléments bibliographiques solides).

Les auteurs des contributions individuelles s’engagent à ne présenter que des contributions inédites. Toutes les communications acceptées par le comité de lecture seront éditées dans les actes du colloque, remis sur place aux participants sous forme numérique et publiés en ligne. Si des modifications sont demandées aux auteurs pendant la phase d’évaluation, l’acceptation définitive sera soumise au respect de ces demandes.

Au moins un des auteurs s’engage à être présent et à participer au débat lors d’une session animée par un discutant sous une forme conviviale d’échanges.

  •  Format « Symposium » : un symposium est constitué de trois contributions individuelles provenant de trois institutions différentes regroupées sous une thématique commune. Chaque contribution individuelle est évaluée séparément. La thématique commune est décrite en une ou deux pages précisant la pertinence du regroupement, les objectifs, la problématique commune et la structure retenue pour le symposium ainsi que la personne pressentie pour l’animer sur une durée de 1h30. 
  • Format « Atelier » : un atelier est une proposition d'activité pédagogique d'une durée de 1h30. Il vise à expérimenter une technique, une méthode ou une démarche pédagogique innovante ou particulièrement pertinente. Ce format (très limité en nombre) s’appuiera sur une description de quelques pages, précisant les objectifs, les modalités, les besoins et contraintes logistiques, les ressources fournies aux participants, la démarche, les techniques et méthodes, ainsi que l’ancrage théorique. L’objectif est de valoriser l’intérêt pour les participants, leur implication (nombre maximum de participants), et expliciter les clés importantes à retenir de l'exercice. Seront mentionnés les noms de la ou des personnes pressenties pour l’animer, et enfin un descriptif d’une page maximum qui sera inclus dans le programme du colloque.

 Toutes les publications seront versées dans une archive ouverte et publique.

À l’issue du colloque, les meilleures contributions pourront être soumises pour publication dans le cadre d’un numéro spécial d’une revue de pédagogie.

 

Evaluation des communications :

Les critères d'évaluation des communications sont téléchargeables via ce lien

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